La recherche oncogénétique – 1ère partie

La recherche oncogénétique – 1ère partie

La recherche oncogénétique a été une étape très longue mais majeure dans notre parcours. Aujourd’hui, je commence à vous expliquer en quoi cette démarche a consisté. C’est long, donc j’ai prévu trois parties, chronologiques (je vous tiens en haleine, la palpitante série oncogénétique).

Novembre 2019. Notre super chirurgien que j’aime et qui me manque (Dr. C. ceci est une déclaration) nous a annoncé que C. devrait suivre une chimiothérapie, préserver sa fertilité avant le traitement, et faire effectuer une recherche oncogénétique (oui c’était une journée géniale pleine de bonnes nouvelles). Il nous a expliqué que dans le cas d’un cancer du côlon sorti de nulle part à 33 ans, il était conseillé d’explorer la piste du facteur génétique. La surveillance du cancer chez lui et chez sa famille serait différente si le cancer était génétique.

Grâce au Dr. C., on a eu peu de démarches à faire, ce qui était très important dans le tourbillon infernal de ce début de maladie. En un bref coup de fil au service d’oncogénétique de Toulouse, C. avait un RDV en avril 2020, car les délais sont longs.

Avril 2020. En plein confinement. Cette première partie de RDV s’est faite par téléphone. C. avait dû préparer des informations précises sur sa famille proche (parents, fratrie, grands-parents, cousin-es, oncles et tantes), notamment tous les cas de cancer. Il a tout détaillé au téléphone, avec moi à côté en cas de problèmes de compréhension :

  • l’identité (nom, prénom, date de naissance, date de décès le cas échéant) et les cas de cancer chez ses parents, son frère, ses quatre grands-parents
  • si son frère a des enfants
  • si lui-même a des enfants
  • pour ses oncles et tantes, paternel.les comme maternel.les, uniquement les cas de cancer, et à nouveau les nom, prénom, date de naissance, date de décès le cas échéant
  • si ces oncles et tantes ont des enfants, combien de filles et de garçons, et s’il y a des cas de cancer

En se basant uniquement sur l’historique médical de sa famille, la piste génétique n’était pas privilégiée, C. étant le premier cas de cancer du côlon dans sa famille. En effet, on trouve d’habitude des éléments évocateurs dans l’arbre généalogique. Toutefois, dès que quelqu’un a développé une tumeur du côlon si jeune, il est nécessaire d’aller chercher plus loin. Mais rien ne devait être écarté : l’oncopole le recontacterait pour fixer un nouveau RDV en présentiel. On lui ferait là-bas une prise de sang qui permettrait aux équipes de récupérer son ADN, qu’elles analyseraient pour rechercher des éventuels marqueurs génétiques.

On était donc en avril 2020. Et on a attendu.

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