Mon témoignage dans le journal L’Humanité

Mon témoignage dans le journal L’Humanité

En quelques jours, mon histoire a été partagée plusieurs fois. C’est avec plaisir que j’ai répondu aux questions de la journaliste Camille Bauer de l’Humanité, toujours dans le cadre de la journée nationale des aidant-es.

L’article complet donne trois exemples d’aidant-es (dont le mien), et est disponible sur ce lien. Si vous n’arrivez pas à le lire en entier, voici la partie qui me concerne :

Anousha : « Je n’avais plus un jour pour moi »

« Du jour au lendemain, j’ai découvert le terme aidant », raconte Anousha. C’était en 2019, elle avait 26 ans, son mari 33 ans. En se faisant opérer d’une occlusion intestinale, on lui a trouvé un cancer du côlon. « Au départ, mon médecin m’a arrêtée et je dormais sur place. Il y avait énormément d’examens médicaux et comme mon mari est irlandais, il fallait que je sois toujours présente pour l’aider à comprendre. Il fallait aussi le soutenir moralement. » Mais impossible de s’arrêter longtemps. « J’ai repris mon travail à plein temps parce que mon mari est autoentrepreneur et qu’on n’avait que mon salaire. » Cette reprise est d’abord bienvenue. « J’étais contente de travailler, parce que je faisais autre chose dans la vie que d’être aidante de mon mari. » Mais, peu à peu, la machine casse. « Tous mes jours de congé, je les posais pour l’accompagner. Je n’avais plus de temps pour moi. Pendant sa chimiothérapie, c’était à moi de tout gérer aussi à la maison. C’était dur de trouver ma place. J’étais très mal, mais je me sentais coupable parce que c’était lui, le malade. J’ai commencé à ne plus dormir. J’étais dans un état d’épuisement. Je ne m’en rendais pas compte, mais mon médecin a tout de suite vu que je faisais une dépression. Il m’a mise sous anxiolytiques et sous antidépresseurs pour un an. » Comme beaucoup d’aidants, elle a aussi souffert d’isolement. « J’avais l’impression d’être seule. Dans mon entourage, personne n’arrivait à comprendre ce qui m’arrivait, alors j’ai arrêté de parler et je me suis renfermée. » Après la rémission de son mari, Anousha reprend goût à la vie. Mais son regard n’est plus le même. « Avant, je ne me rendais pas compte que mes parents aidaient leurs parents. C’était sous mes yeux, mais je ne le voyais pas. Maintenant, je comprends ce que ça représente pour eux. Cette expérience a changé ma vision du monde. »

Vous l’avez compris si vous me suivez depuis quelques temps : je recherche toujours des nouvelles façons de témoigner et de m’exprimer sur le sujet des aidant-es et du cancer. Que ce soit via le biais de podcasts, de blogs, d’associations, de comptes Instagram ou Facebook, de journaux… tous les médias sont une opportunité pour moi de parler de ce sujet trop peu connu, et de faire entendre ma voix. Vous pouvez m’aider dans cette démarche ! Il suffit de quelqu’un, qui connaît quelqu’un…, et qui va participer à la diffusion de mon histoire 🙂

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s